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Octobre noir : les pirates ne forcent plus le coffre, ils passent par la porte de service
En quelques semaines, le plus gros vol de l’histoire des cryptos a frappé la plateforme Binance (6,3 milliards de dollars). Deux autres attaques ont suivi : 387 millions de dollars chez Bitget et environ 90 millions via des portefeuilles physiques piégés. Cela fait près de 7 milliards de dollars au total, dont environ 3 milliards bloqués par les émetteurs de stablecoins chez Binance. À chaque fois, la faille se trouvait chez un prestataire ou sur l’ordinateur d’un employé, pas dans la blockchain.
4 nov. 2026
Bitget (24 septembre) : 387 M$ volés. Les pirates sont entrés par un logiciel de sécurité fourni par un tiers, qui leur a ouvert les accès internes. La plateforme a remboursé grâce à son fonds de réserve.
Ledger et Trezor (octobre) : des portefeuilles physiques achetés chez un revendeur d’Asie du Sud Est contenaient un composant espion qui copiait les 24 mots de récupération. Environ 90 M$ ont été vidés. Trezor demande à ses clients concernés de transférer leurs fonds vers un nouveau portefeuille.
Polymarket (29 octobre) : un petit outil externe, chargé par le site pour mesurer sa vitesse, a été détourné pour vider environ 2,5 M$ de comptes d’utilisateurs. Les victimes doivent être remboursées.
Binance (29 octobre) : 6,3 Md$ dérobés, dont environ la moitié gelée. D’après Binance, tout est parti de l’ordinateur piraté d’un ingénieur. Le groupe nord-coréen TraderTraitor est soupçonné. Les retraits ont rouvert le 1er novembre.
En France : vol de données au fisc (678 000 contribuables) et fuites de fichiers, qui permettent de repérer les personnes aisées.
Ainsi, une plateforme peut être très bien protégée et tomber à cause d’un fournisseur ou d’un salarié. Autre enseignement : les stablecoins se gèlent (environ 3 Md$ bloqués chez Binance), pas le bitcoin ni l’ether.